Caméras-piétons dans la police : Christophe Castaner s'attaque à un serpent de mer

Dans son communiqué du 12 juin dernier censé calmer la colère des syndicats de police, Christophe Castaner n'a pas manqué de souligner "le consensus pour aller vers une généralisation des caméras-piétons". Il l'a répété encore vendredi dans son discours à Saint-Cyr au Mont d'Or près de Lyon à l'intention de la 70e promotion de commissaires de police et de la 24e promotion d'officiers de police. Dans ce registre, l'actuel ministre s'inscrit dans une longue tradition.

Elle a été inaugurée en… 2009. Brice Hortefeux occupe alors la place Beauvau quand démarre le premier test de caméras-piétons confiées à des policiers de banlieue parisienne. Puis c'est Manuel Valls, dès 2012, qui va booster leur expérimentation dans le cadre de ses zones de sécurité prioritaires (ZSP). Objectif : "pacifier" les relations entre les policiers et les personnes contrôlées. Toutes les études semblent le confirmer : quand la caméra s'allume, la tension baisse.

Saisie en 2015, la CNIL réclame un cadre législatif. C'est chose faite en juin 2016. Bernard Cazeneuve, nouveau ministre de l'Intérieur, peut alors annoncer que toutes les patrouilles de police seront "à terme" équipées de caméras-piétons. C'est même un des arguments du gouvernement pour refuser l'expérimentation du récépissé lors des contrôles d'identité, pourtant promesse de campagne de François Hollande pour lutter contre les contrôles au faciès.

Peu de conséquences sur le terrain

Quelles conséquences sur le terrain? Rien ou si peu si l'on croi...


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