Camélia Jordana : "Si je peux éveiller les consciences, tant mieux"

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Facile et fragile sont des mots qui trouvent un écho en vous ?

Camélia Jordana : Oui complètement. Ma fragilité me permet d’exercer mes différents métiers. Depuis deux ans, j’ai envie d’accepter mes faiblesses et mes doutes, de me laisser accompagner, soutenir et épauler, là où avant j’étais beaucoup plus dans quelque chose de combatif. J’avais tendance à porter seule les choses. C’est émouvant de le raconter en musique.

L’association des deux semble signifier un équilibre enfin trouvé…

J’avais besoin artistiquement de trouver cet équilibre, oui. Je me suis rendu compte que j’avais écrit les chansons de Facile le jour, en studio, avec d’autres personnes et celles de Fragile la nuit, toute seule derrière mon piano. Une fois toutes ces chansons écrites, j’ai expliqué à mon équipe que j’avais besoin de ce double album, que j’avais envie de renoncer ni à l’un, ni à l’autre.

Il mélange la pop, le rap, les sonorités arabisantes, avec un petit côté sixties, l’amour des mots. D’où sort ce cocktail détonnant ?

Je voulais que cet album soit accessible mais en même temps, j’avais très envie que tous les ADN musicaux qui font partie de moi puissent aussi se ressentir : la musique d’Afrique de l’Ouest, du Nord, de la Mauritanie, le hip hop, la pop des années 2020 aussi !

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