Pour Camélia Jordana, Deneuve et Bardot incarnent « l’antiféminisme par excellence »

Par Marc Fourny
·1 min de lecture
La chanteuse et comédienne Camélia Jordana en septembre 2019.

Parce qu'elles ont symbolisé une certaine image de la féminité, la chanteuse dénie leur apport au mouvement féministe. Question de génération.

En leur temps, elles ont tout osé, assumé leur corps et leurs désirs, tenu tête aux hommes, bravé des interdits... Brigitte Bardot, Jane Birkin ou encore Catherine Deneuve, autant de femmes d'exception qui ont fait bouger les lignes et marqué leur époque, Deneuve ayant même signé le manifeste des 343 dans L'Obs en 1971 en faveur de la dépénalisation et de la légalisation de l'avortement, qui interviendra quatre ans plus tard grâce à la loi Veil... Si ces femmes ont évidemment joué de leur beauté et de leur sex-appeal, elles ont permis également, à leur niveau et dans les sixties, de faire évoluer certaines mentalités sur l'indépendance des femmes, bousculant les traditions patriarcales.

Mais pour la chanteuse engagée Camélia Jordana, ces artistes n'ont pas pour autant été des féministes avant l'heure, comme elle l'explique cette semaine dans Paris Match. « Elles n'étaient pas le symbole du féminisme, juge-t-elle. Elles incarnaient LA femme parce qu'elle étaient des muses, l'antiféminisme par excellence. Elles ont aussi vécu avec l'idée que se prendre une main au cul était quelque chose de normal, voire de ‘sympathique’. Tout est là... Il y a encore des mecs qui pensent que, parce qu'ils sexualisent une femme, elle doit se sentir flattée. Le regard de l'homme est censé être la seule chose après laquelle elle court... »

Je trouvais adorable quand on me disait que j’avais un joli cul

Une façon pour Camélia Jordana de rendre la monnaie de leur pièce à Bardot et [...]

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