Le calvaire des bovins bloqués durant plusieurs mois en Méditerranée

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Après des semaines d'errance, les bovins transportés dans le navire l'Elbeik vont être euthanasiés. Déshydratés et affamés, ils seront restés près de trois mois en Méditerranée.

Le navire l'Elbeik, transportant des centaines et des centaines de bovins malades avait finalement reçu l'autorisation de se rendre à Carthagène en Espagne après des mois d'errance. Les animaux qu'il transportait vont finalement être euthanasiés à cause de leur état de santé.

Certains animaux étaient dans un état second, incapable d'ouvrir les yeux

Il y a plus de trois mois maintenant, plus de 1700 bovins quittaient Tarragone en Espagne afin de rejoindre la Libye. "Après avoir été refusés à l'arrivée pour suspicion de fièvre catarrhale du mouton, ils ont traversé la Méditerranée sans destination claire", relate dans paru le 18 mars 2021 l'organisation Eurogroup for Animals. La fièvre catarrhale ovine, également appelée maladie de la langue bleue, est une maladie virale touchant les ruminants domestiques mais aussi sauvages. Ils sont alors susceptibles de souffrir de fièvre, de troubles respiratoires, de salivations, d'œdème de la face ou encore de cyanose de la langue. Cette maladie peut également être asymptomatique.

Les autorités grecques avaient fourni de la nourriture pour l'équipage et les animaux mais la situation restait malgré tout catastrophique. Finalement, le "16 mars, les autorités espagnoles ont émis un ordre demandant au navire d'accoster à Carthagène pour procéder à une inspection de l'état de santé et de bien-être des animaux". "Dix cadavres étaient toujours à bord lorsque l'Elbeik a accosté à Carthagène, tandis que 179 autres ont été découpés pendant le voyage et jetés dans la mer Méditerranée", remarque dans Eurogroup for Animals. Mais le nombre d'animaux chargés initialement reste incertain ce qui signifie que le nombre de décès pourrait être sous-estimé. Ceux encore en vie étaient faméliques et souffraient de déshydratation et certains, dans un état second, étaient incapables de réagir à des stimuli ou même d'ouvrir les yeux. En outre, tous vivaient dans un lieu couvert d'excréments et ne pouvaient pas se coucher dans un endroit propre et sec. [...]

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