Calvados : il droguait sa femme pour regarder le film Dirty Dancing en boucle

S.C.
L’homme de 51 ans avait pris l’habitude de droguer son épouse avec un médicament à effet sédatif. (Illustration)

L’homme a été condamné à six mois de prison avec sursis et 1 500 euros d’amende.


Des mois de harcèlement, des milliers de SMS et de coups de téléphone à sa femme et à sa fille de 17 ans… Un homme de 51 ans a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Lisieux (Calvados) à six mois de prison avec sursis, 1500 euros d’amende et interdiction d’entrer en contact avec les deux femmes, rapporte Le Pays d’Auge.

Pour « apaiser » les fortes tensions avec sa femme, le prévenu avait pris l’habitude de lui administrer à son insu quelques gouttes d’un médicament antihistaminique aux propriétés sédatives. Pendant que sa femme était plongée dans un état second, le mari regardait en boucle son film préféré, « Dirty Dancing ».

«Somnolence imposée»

« Il était de plus en plus inerte dans le domicile, dans un état de dépendance totale de son épouse, a expliqué la procureure de Lisieux. La somnolence (imposée par le médicament), c’était pour éviter le contact et surtout ne pas faire d’efforts, rester dans cette inertie ».

Se rendant compte de la situation, sa femme a demandé la séparation. A partir de ce moment, le père de famille a commencé à harceler quotidiennement sa femme et sa fille. De mi-2017 à mi-2018, il leur a adressé plus de 9 000 textos et appels. Il va jusqu’à écouter les conversations à la porte du domicile et inonder d’appels le téléphone professionnel de sa femme… Une journée, il peut se livrer à 155 tentatives de communication.

Aujourd’hui hospitalisé et sans emploi, le père de famille n’était pas présent à son procès. Une procédure de divorce est en cours.



Retrouvez cet article sur LeParisien.fr

Eure-et-Loir : un chauffeur routier condamné à 20 ans de prison pour une dizaine de viols sur des enfants
Vatican : un prêtre italien condamné à 5 ans de prison pour pédopornographie
Belgique : le meurtrier d'une étudiante française retrouvé mort dans sa cellule
États-Unis : un meurtre résolu 32 ans après grâce à la généalogie génétique
Ces commissariats qui baissent le rideau