Un Calaisien dégaine un fusil factice face à des migrants : "J'ai voulu les faire reculer"

Depuis deux jours, la petite cour de la famille Lambert* s'est transformée en agora de village où voisins, amis et journalistes viennent évoquer les événements du samedi 23 janvier. Ce jour-là, alors qu'une manifestation en faveur des migrants anime les rues de Calais, la famille Lambert se retrouve au cœur d'une violente altercation avec les manifestants. Lors de cette bataille rangée, filmée par des journalistes, le fils de la famille sort une arme – factice – de sa maison. Francetv info a voulu interroger cette famille calaisienne.

"On a eu peur qu'ils cassent tout"

Au mot interview, le père de famille se raidit. Depuis deux jours, il se répète en boucle. Il vient d'ailleurs de terminer une conversation téléphonique avec un journaliste. "J'aurais préféré éviter tout ça, j'aurais préféré que les migrants passent leur chemin", commence-t-il avec lassitude. Mais la nervosité reprend le dessus à l'évocation des événements de samedi. "Je suis revenu d'un tour en scooter et j'entends gueuler dehors. Je vois alors une manifestation, mais je rentre chez moi. Là, le gamin me dit : 'Ils arrivent'. Je réponds : 'Je sais'. Mais il me dit : 'Non, mais ils arrivent sur nous'."

"Je sors avec mon téléphone pour appeler la police, mais la police était là", continue le Calaisien. "Et là, d'un coup, les 'antifas' [les militants d'extrême gauche antifascistes] ont poussé les réfugiés vers ma clôture." Il s'agit du début des violences, selon le père de famille : "Je voulais parler avec eux donc je suis sorti sur le trottoir, mais ça a commencé à jeter des briques, des pneus, à s'engueuler. J'ai pris des briques dans la figure et le corps, un bout de bâton en bois sur le bras." L'homme n'est pas allé consulter, car il se dit robuste, mais avoue s'être fait une frayeur : "On a eu peur qu'ils cassent tout donc on est (...) Lire la suite sur Francetv info

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