Café République. Les Mahorais se sentent loin, très loin, des préoccupations de la présidentielle

Pascal Delannoy, Régis Picart
Café République. Les Mahorais se sentent loin, très loin, des préoccupations de la présidentielle

Comme chaque semaine avant le premier tour de l'élection présidentielle, Café République a donné la parole à celles et ceux qu'on entend peu ou pas pendant les campagnes électorales. Après les Français de l'étranger à Londres, les Français d'origine asiatique, les mamans de banlieue en Seine-Saint-Denis, les médecins et sages-femmes en Ile-de-France ou encore les éleveurs en Lozère, franceinfo est allé, jeudi 20 avril, à la rencontre des habitants de Mayotte, les Mahorais.

Il y a sept ans, cet archipel de l'océan Indien, entre l'Afrique et Madagascar, est devenue le 101e département français après un référendum approuvé à 95% par ses habitants. Mayotte compte 235 000 habitants, plus du double si l'on compte les immigrés des Comores. Nos témoins cette semaine sont Farha, 18 ans, Abdoulatuf, 22 ans, et Asmahani, 32 ans. Tous les trois vivent en métropole.

Un département mal connu, voire inconnu

"Quand on a de l'ambition, estime Farha, c'est mieux de ne pas rester à Mayotte et de faire ses études en Métropole, ça ouvre beaucoup plus de portes". Cette étudiante de 18 ans est installée en région parisienne. Abdoulatuf aussi a choisi de venir faire ses études en France, lui s'est installé à Amiens. Mais, la vie en Métropole n'est pas toujours simple, d'autant que les autres Français ont du mal parfois à situer Mayotte. Farha raconte qu'on lui a demandé si c'est "au Canada". Asmahani, une auto-entrepreneuse de 22 ans installée en banlieue parisienne, explique que souvent les gens confondent les Mahorais "avec les Maoris" de Nouvelle-Zélande. Le problème selon eux, c'est que l'histoire et la géographie de Mayotte ne sont pas étudiés en classe.

À l'école, je n'ai jamais entendu parler (...) Lire la suite sur Francetv info

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