Cabinet de curiosités : des bijoux pour astronomes

Emma Hollen, Journaliste scientifique
·2 min de lecture

Quiconque s’est déjà abîmé dans la contemplation des éclatés de mouvements de montres ne peut nier l’incroyable ingéniosité technologique qui sous-tend ces architectures complexes. Et pourtant, force est aussi de reconnaître que ce sont souvent les solutions les plus simples et les plus élégantes qui sont les plus astucieuses. Il en va ainsi pour la sphère armillaire, un outil astronomique d’une grande beauté mais aussi d’un minimalisme consommé, si l’on détaille les différentes parties qui le composent.

Éclaté du mouvement d'un chronographe TAG Heuer. © TAG Heuer
Éclaté du mouvement d'un chronographe TAG Heuer. © TAG Heuer

La sphère armillaire : accessoire des astronomes

Possiblement inventée par Ératosthène en 255 avant notre ère, la sphère armillaire s’appuie sur le modèle géocentrique pour illustrer le mouvement apparent des étoiles – dont notre Soleil – et de l’écliptique autour de la Terre. Cette dernière est modélisée par un petit globe positionné au centre de l’objet. Autour, s’articulent trois anneaux parallèles les uns aux autres, symbolisant l’équateur et les tropiques. Ils sont traversés par un cercle diagonal représentant l’écliptique, et un cercle vertical joignant les pôles et incarnant le méridien local de l’observateur. Le tout est niché au centre d'un cercle qui tient lieu d'horizon.

Cette vidéo illustre de manière merveilleusement intuitive le fonctionnement d'une sphère armillaire. © History of Science Museum

Cet objet étonnant se répand à travers le monde et devient un accessoire incontournable de la panoplie de l’astronome médiéval en Occident. On voit, dans les guides de construction de l’époque, émerger progressivement plusieurs modèles de sphères armillaires portatives, dont la construction plus épurée permet à son propriétaire de déterminer l’heure grâce à l’angle du Soleil, et parfois, des étoiles. Ces anneaux astronomiques connaissent leur essor et sont perfectionnés durant la Renaissance sous l’impulsion de Gemma Frisius et d’Oronce Fine – un cartographe qui trouvera probablement sa place dans un...

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