"Ca suffit": des élues LFI et PCF s'insurgent contre la "misogynie" de Zemmour

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Une affiche plissée du candidat potentiel à la présidentielle de 2022 Eric Zemmour à Willer-sur-Thur, dans le Haut-Rhin, le 9 novembre 2021 (AFP/SEBASTIEN BOZON)
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"Ca suffit": des élues féministes LFI et PCF s'insurgent contre la "misogynie" et les "perles ultrasexistes" du polémiste d'extrême droite et potentiel candidat à la présidentielle Eric Zemmour, dans une tribune publiée sur le site de L'Obs mardi.

"Le chroniqueur mène une croisade contre l'émancipation de la moitié de l'humanité", "depuis 15 ans" et la parution" de son ouvrage "Le Premier sexe", dénoncent les députées LFI Clémentine Autain, Danièle Obono, Mathilde Panot et Bénédicte Taurine, la communiste Elsa Faucillon (PCF), l'eurodéputée Manon Aubry (LFI), l'historienne Mathilde Larrère et la militante altermondialiste Aurélie Trouvé.

"A l'en croire, le pouvoir ne saurait être que masculin. Dans le monde idéal de Zemmour, le droit de voter ou de maîtriser sa fécondité n'est pas une avancée pour les femmes mais une grande régression – entendez pour les hommes bien sûr, la seule question qui l'intéresse", estiment-elles.

"Pour lui, le mouvement actuel contre les violences sexuelles n'est que puritanisme néoféministe, dont il considère faire injustement les frais. Il peut par ailleurs soutenir ici que les inégalités salariales sont inexistantes tout en affirmant ailleurs sans aucune cohérence que les femmes +choisissent+ d'être moins payées", poursuivent les militantes féministes.

"Le problème n'est pas seulement Zemmour, mais les digues qu'il ouvre, la légitimité qu'il offre à tous ces discours rétrogrades", insistent les élues. "Nous appelons à la mobilisation générale autour du seul antidote réel à la zemmourisation des esprits en défense du mâle dominant: une voix qui porte haut et fort le féminisme comme horizon", ajoutent-elles.

Dans son dernier essai "La France n'a pas dit son dernier mot", Eric Zemmour écrit que "dans une société traditionnelle, l'appétit sexuel des hommes va de pair avec le pouvoir ; les femmes sont le but et le butin de tout homme doué qui aspire à grimper dans la société. Les femmes le reconnaissent, l'élisent, le chérissent".

Il estime que les images de l'ancien ministre Dominique Strauss-Kahn menotté et "marchant tête baissée" après son arrestation à New York en 2011, "c'est un renversement de mille ans de culture royale et patriarcale française. C'est une castration de tous les hommes français. Le séducteur est devenu un violeur, le conquérant un coupable".

M. Zemmour est lui-même accusé d'agressions sexuelles, selon plusieurs témoignages de femmes recueillis par Mediapart, mais aucune plainte n'a été annoncée contre lui.

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