"Nos cœurs en Terre", une performance poétique autour de la vie des pierres

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L’auteur et interprète David Wahl et le sculpteur et performeur Olivier de Sagazan jouent "Nos cœurs en Terre" à Avignon, du 7 au 13 juillet 2021. Une saisissante performance poétique autour de nos origines minérales.

Ils sont enflammés par les mêmes obsessions : l’amour du minéral et la quête des origines. L’un, écrivain et interprète, possède un jouissif talent de conteur, une présence à la fois profonde et espiègle, mue par la curiosité protéiforme du savant des temps anciens. Ses histoires s’enracinent dans le mythe et emboîtent le pas aux sciences, suivant un fil rouge qui mène au dévoilement de l’humanité. L’autre, sculpteur et captivant performeur, joue des transmutations, malaxe l’argile tour à tour doucement et fiévreusement, l’étale petit à petit sur le corps du conteur, le façonne, en démiurge habité par l’œuvre qui verra le jour. Sur scène, devant le regard hypnotisé des spectateurs. David Whal et Olivier de Sagazan jouent à Avignon* "Nos cœurs en Terre", un récit/performance inspiré et poétique où émerge cette question : existe-t-il entre la roche et nous "une parenté secrète" ? David Wahl nous raconte la genèse d’un spectacle qui ne laissera personne de marbre !

Sciences et Avenir : dans "Nos cœurs en Terre", joué avec Olivier de Sagazan, vous donnez corps à l’idée que la pierre, c’est du vivant : d’où vous vient-elle ?

David Wahl : Je cherche toujours comme point de départ de mes causeries un personnage extravagant, une histoire vraie qui recèle dans ses plis toutes les dimensions du récit que je déploierai ensuite. Là je me suis inspiré d’une théorie de Pierre Borel, médecin ordinaire du roi Louis XIV ayant vécu à Castres entre 1620 et 1671. C’était un savant touche-à-tout de tradition humaniste, géologue, féru de sciences naturelles, croyant à la pluralité de mondes habités que l’on explorerait bientôt à bord de caravelles célestes ! Il fut aussi l’un des premiers à avoir compris l’importance du microscope, et il était convaincu qu’il n’y avait pas de séparation entre l’inerte et le vivant, entre le minéral et l’organique.

Un doux rêveur ?

Non, pas que. Il s’inscrivait dans une tradition platonicienne puis chrétienne affirmant que toute chose sur Terre était un[...]

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