«C’est Trump qui l’a emporté, faut faire attention, à mon avis»

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Pendant la présidentielle, Libération sonde chaque jour la «France invisible». Quelques élèves du lycée professionnel Saint-Philippe de la fondation Apprentis d’Auteuil, à Meudon (Hauts-de-Seine), ont assisté au débriefing collectif du journal post-premier tour.

Ils étaient à Libé lundi matin, fondus au milieu des journalistes. On les a invités à la rédac pour qu’ils voient à quoi ressemble un journal et qu’ils assistent au comité de rédaction, forcément un peu particulier le lendemain du premier tour d’une élection présidentielle. Il y avait Samuel, Julien et Alex. Les autres lycéens ne sont pas venus (il y avait épreuve du bac en contrôle continu en début d’après-midi).

Sur le trio, seul Samuel a voté. Il sourit, comme pour une devinette. «Ce n’était pas un vote utile.» Il fait mijoter trente secondes : «Poutou.» Il votera Macron dans quinze jours, parce que Marine Le Pen «faisait peur dimanche quand elle a parlé». Julien et Alex n’ont pas leur carte d’électeur, «toute façon, je la veux pas, aucune envie de voter», répond Alex. Julien reste mutique. 10 heures passées : autour de la table du comité, les yeux plissés par une nuit trop courte, les journalistes engagent le débat sur la une du jour, avec cette photo plein pot de Macron, et la manchette (le titre) «A une marche». Trop pro-macronien pour les uns, pas suffisamment engagé pour d’autres… Les avis s’affirment, dans une ambiance plutôt calme, et sans engueulade comme il arrive parfois à Libé.

N’empêche, les trois lycéens sont ressortis scotchés. «Ah mais en fait, tous les journalistes peuvent donner leur avis ? Je pensais que seules les grosses têtes avaient le droit de parler ! C’est bien», approuve Alex, en pinçant les lèvres. Samuel a «trop aimé» quand un journaliste a expliqué que le losange de Libé avait été volontairement décalé sur la gauche - «la photo de Macron est à droite du coup, comme pour dire qu’il n’a pas des idées de gauche. Marrant», sourit Samuel. Cela dit, sur le fond, les deux lycéens (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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