C’est le plus puissant des pulsars

Son petit nom, c’est VT 1137-0337. Il niche dans une galaxie naine contenant environ 100 millions de fois la masse de notre Soleil et située à quelque 395 millions d’années-lumière de notre Terre. Et selon ce que les chercheurs ont présenté à Pasadena (États-Unis) lors du congrès de l’Union américaine d’astronomie, c’est l’une des plus jeunes étoiles à neutrons jamais découvertes. Un pulsar qui n’aurait pas plus de 60 à 80 ans !

Mais tout cela mérite quelques précisions. D’abord, rappelons qu’une étoile à neutrons, c’est ce qu'il reste d’une étoile supermassive qui a explosé en supernova. Un reste extrêmement dense puisqu’il maintient, dans un diamètre de quelques dizaines de kilomètres seulement, une masse comparable à celle de notre Soleil. Et un pulsar, c’est le terme employé pour désigner une étoile à neutrons qui tourne extrêmement vite sur elle-même. Parfois, en seulement quelques millisecondes.

Le pulsar le plus brillant détecté grâce à des « lunettes de soleil »

Ce que les astronomes pensent avoir découvert dans les données du VLA Sky Survey, c’est en réalité ce qu’ils appellent une nébuleuse de vent de pulsar. Elle se forme à partir de particules chargées accélérées par un puissant champ magnétique à des vitesses proches de celle de la lumière après qu’une explosion en supernova a donné naissance à un pulsar. Cette nébuleuse de vent de pulsar-là est apparue pour la première fois sur une image enregistrée en 2018.

En haut à gauche, l’étoile supermassive à l’origine de la nébuleuse de vent de pulsar observée par les chercheurs. À la fin de sa vie, en haut à droite, elle s’est effondrée pour former une étoile à neutrons super dense accompagnée d’un fort champ magnétique. L’explosion en supernova, en bas à gauche, a éjecté une coquille de débris. Alors que cette coquille s’est dilatée — cela prend quelques décennies — et est devenue moins dense, elle a fini par laisser passer les ondes radio venant de l’intérieur. Cela a permis l’observation de celles émises...
En haut à gauche, l’étoile supermassive à l’origine de la nébuleuse de vent de pulsar observée par les chercheurs. À la fin de sa vie, en haut à droite, elle s’est effondrée pour former une étoile à neutrons super dense accompagnée d’un fort champ magnétique. L’explosion en supernova, en bas à gauche, a éjecté une coquille de débris. Alors que cette coquille s’est dilatée — cela prend quelques décennies — et est devenue moins dense, elle a fini par laisser passer les ondes radio venant de l’intérieur. Cela a permis l’observation de celles émises...

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