« C’est un procès biaisé, aucun membre de la haute hiérarchie ne comparaît »

Propos recueillis par Aziz Zemouri
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Le procès de la BAC Nord s'est ouvert ce lundi.
Le procès de la BAC Nord s'est ouvert ce lundi.

Véritables « ripoux » ou simples flics de terrain peu regardants avec les procédures ? Le procès dit « de la BAC Nord » s'est ouvert en présence de 16 des 18 anciens policiers de la brigade anticriminalité de Marseille. Ces hommes, âgés de 37 à 60 ans, sont poursuivis pour avoir dépouillé, il y a neuf ans, des trafiquants de drogue et autres revendeurs de cigarettes de contrebande qu'ils contrôlaient dans des cités des quartiers nord de la ville.

« Ils se payaient sur la bête, ils prélevaient leur dîme », avait lâché le procureur de la République, Jacques Dallest, qui avait ouvert en 2012 une enquête ayant entraîné la dissolution de la BAC Nord. Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, avait pris cette décision sous la pression médiatique. Parmi les 18 prévenus, qui comparaîtront tous libres, 3 ont été révoqués après l'enquête de l'IGPN. Les 15 autres ont écopé d'exclusions temporaires ou de blâmes et sont toujours policiers. L'un d'eux a retrouvé un poste à la BAC Nord.

L'un des policiers révoqués, Sébastien Bennardo, et Omar Djellil, militant associatif, présentent l'enjeu du procès.

Le Point : Alors que l'affaire de la BAC Nord n'aurait pas pu exister sans vos actions, aucun de vous deux n'est convoqué à la barre du tribunal. Pour quelles raisons, selon vous ?

Sébastien Bennardo : Je me pose cette question aussi. Le ministère de l'Intérieur a tout fait pour discréditer ma parole et salir mon honneur. Aujourd'hui, la justice va lui permettre de laver son [...] Lire la suite