''C’est une passion, du scoutisme pour adultes !'' : le ras-le-bol des survivalistes qui ne veulent plus être associés à des sectes ou à l'extrême droite

Ludovic Pauchant
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La communauté des survivalistes se serait bien passée de cette nouvelle publicité désastreuse. Las : quelques heures après l'enlèvement de la jeune Mia, 8 ans, finalement retrouvée en Suisse saine et sauve avec sa mère, qui en avait perdu la garde, sur les ondes de toutes les radios de France, dont franceinfo, se répand le murmure d'une opération fomentée par un commando de survivalistes. Excitant, au passage, l’intérêt de l'auditeur, tant le terme cavale dans un sulfureux paysage : Cassandre fanatiques, fin du monde, "effondrement", abri antiatomique, rations de survie, chasse à l'arc et masques à gaz militaires.

>> Collapsologues et survivalistes : comment ils se préparent à l'effondrement du monde

Dans les forums spécialisés, ceux qui manifestent un intérêt pour le survivalisme s'agacent et tempêtent : ''Les gens ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas : en quoi sommes-nous une secte ou dangereux ?, s'indigne Erik, 41 ans. J'emmène ma femme et mon fils faire des 'explos' en forêt sur un week-end, on est au grand air, on se retrouve et on déconnecte. En même temps on se teste, comme un entraînement, au cas où...''

"La plupart des journalistes qui publient des torchons sur nous ne prennent pas la peine de venir discuter, peste de son côté Antoto Run sur la page Facebook ''Survivalistes de France''. Ce sont des articles qui font la synthèse de deux ou trois autres, avec un peu de préjugés personnels pour assaisonner (...)

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