"C’est long, on est serré, mais faut faire avec" : faute de trains, de nombreux voyageurs se rabattent sur les bus pour rejoindre leurs proches à Noël

Sébastien Baer

C’est un va-et-vient incessant dans la gare routière de Bercy, à Paris. Lundi 23 décembre au matin, les passagers sont présents par centaine et les cars sont facilement identifiables : les Flixbus, oranges et verts, et les BlaBlaBus (ex-Ouibus), blancs et rouges.

Le trafic ferroviaire est toujours "fortement perturbé" en ce 19e jour de grève contre la réforme des retraites. Privés de trains, beaucoup de voyageurs, comme Bernadette, prennent le car pour la première fois : "J’avais peur de ne pas avoir de train pour Noël pour aller voir mes enfants et mes petits-enfants. Et en fin de compte, j’ai pris un car de Nantes, puis je prends un changement vers Chambéry où mes enfants viennent me chercher."

Je suis parti à 1h ce matin, toute la nuit dans le car. Faut être courageux quand c’est Noël.

Bernardette

à franceinfo

Le trajet de nuit a aussi été éprouvant pour Manon et sa mère. Elles sont parties à 21h de Rochefort en Charente-Maritime et vont passer les fêtes à Nancy. Les deux femmes étaient jusqu’à présent plutôt habituées aux voyages en train. "C’est long, on est serré, on est moins à l’aise, on ne peut pas marcher", décrit Manon. Elle a dormi par intermittence "une demi-heure, 15 minutes ou 5 minutes", gênée par les arrêts fréquents à cause des "lumières et tout", dit-elle, avant de conclure : "On n’a pas le choix, faut faire avec."

Des embouteillages et des prix qui flambent

À bord des cars, (...)

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