"C’est de la concurrence déloyale" : pépiniéristes et horticulteurs désemparés face à l’ouverture des grandes surfaces

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Saison des semis oblige, les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir se précipiter dans leurs jardineries ou chez leurs horticulteurs. Mais en plein confinement lié au coronavirus, certains sont plus accessibles que d’autres. Les problèmes commencent les 15 et 23 mars avec la parution des décrets indiquant quels sont les commerces qui peuvent déroger à la fermeture. Il est alors établi que seuls les magasins vendant des produits de première nécessité peuvent ouvrir. Mais comme les grandes surfaces sont ouvertes, la vente du végétal y est autorisée tandis que pépiniéristes et horticulteurs restent fermés. Plus qu’une gageure, pour une profession réalisant la majorité de son chiffre d’affaires annuel -entre 50 et 80%- entre début mars et fin-mai. Pour les jardineries, c'est encore plus compliqué puisque celles qui possèdent un rayon animalerie peuvent ouvrir… Mais certaines profitent du flou pour vendre tous leurs produits.

Tout change le 1er avril. Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, précise que la vente des plants de 1ère nécessité est autorisée. Mais le gouvernement ne modifie pas les premiers décrets, seule la livraison est donc permise. Puis le 6 avril, via une décision de la cellule interministérielle, les jardineries sont autorisées à ouvrir l'ensemble de leurs rayons.

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