"C'est une erreur stratégique" : les premiers pas de Raphaël Glucksmann pour les européennes sèment la zizanie au PS

Margaux Duguet
Pour la première fois de son histoire, le Parti socialiste n'a pas choisi l'un des siens pour porter le combat aux élections européennes. Un choix contesté et une pierre de plus dans le jardin des divisions socialistes.

"Le gars ne remplit même pas sa part de contrat. Il n'est pas capable de tenir une émission de télé ou un meeting. Désormais, le doute s'installe." La phrase cinglante de ce responsable socialiste tombe par sms, ce lundi 8 avril. Quelques heures seulement avant le premier comité de campagne des élections européennes entre Place publique et le Parti socialiste. Raphaël Glucksmann, tête de liste de cette alliance inédite, a donné deux jours auparavant son premier meeting à Toulouse (Haute-Garonne) et a participé, le jeudi de la même semaine, au premier débat diffusé par France 2.

Des débuts maladroits et hésitants que ses soutiens tentent de transformer en force. En face, ou plutôt dans le même camp, cette entrée en matière achève de convaincre les socialistes qui s'étaient opposés à cette alliance et à la liste dévoilée fin mars.


Après le débat de jeudi soir, j'ai écrit à quelques collègues sur WhatsApp : 'Je n'ai jamais donné les clés de ma voiture à quelqu'un qui n'avait pas son permis de conduire.

Un élu PS

à franceinfo

Dès le départ, c'était mal parti. Affaibli aux régionales de 2015, laminé à la présidentielle de 2017 avec seulement 6% des suffrages pour Benoît Hamon, puis décimé aux législatives avec uniquement 30 sièges de sauvés, le Parti socialiste n'avait que peu d'options pour son avenir. Mais lorsque le Conseil national (...)

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