Côte picarde : les restaurants manquent de saisonniers

Ian est dessinateur de bâtiment de formation. Désormais sans activité, il devient saisonnier chaque été depuis 3 ans. "Moi c'est pas mon métier la restauration donc je suis saisonnier quand j'ai besoin de travailler parce qu'ici on ne va pas se plaindre, on est très bien payés. On a quand même une bonne ambiance avec les clients, et puis même entre nous il y a une bonne ambiance", explique-t-il. Le restaurant de Ian emploie huit saisonniers, mais le gérant peine encore aujourd'hui à combler tous les besoins de son établissement. Avec la crise, l'improvisation est de mise Avec l'épidémie, il devient impossible d'anticiper les besoins. Les contrats sont plus courts et il a surtout fallu improviser. "D'habitude on recrute à peu près au moment de Pâques, voire avant. Là, on a surtout recruté au moins de juin au moment de la réouverture. Certains saisonniers étaient déjà partis pour faire autre chose, travailler ailleurs", précise Bertrand Borgoo, le propriétaire du restaurant. Sur toute la région Hauts-de-France, 700 offres d'emplois saisonniers sont proposés chaque jour.