Côte d'Ivoire: les vendeurs de Garba en colère face à la montée des prix

En Côte d’Ivoire, la grogne monte chez les vendeurs de garba, cette spécialité très appréciée des Ivoiriens, à base de thon frit et de semoule de manioc. En cause, la hausse des prix du thon au port d’Abidjan. Une crise qui touche les vendeurs et les consommateurs.

Avec notre correspondant à Abidjan, Youenn Gourlay

Il est midi, c’est l’heure de pointe pour Aboubacar. Dans son garbadrome, le vendeur prépare les plats à toute vitesse sous le regard des clients. Il plonge le thon dans l’huile bouillante, coupe les condiments et prépare une boule d’attiéké, la semoule de manioc ivoirienne.

Mais comme les prix du thon ont augmenté, Aboubacar propose désormais des plus petites portions de garba pour ne pas faire grimper ses prix. « Maintenant, comme ça a augmenté, on diminue. Ce n’est pas facile. »

Une situation qui commence à devenir délicate pour les consommateurs, obligés de payer plus cher pour avoir les mêmes portions que par le passé. « Pour manger un bon poisson, il faut débourser 500. C’est une nourriture qui de base est moins chère et tout d’un coup qui augmente », se plaint Christelle, une cliente d’Aboubacar.

Le thon au kilo est aujourd’hui vendu 1 200 francs CFA au port alors que le prix affiché sur le site du gouvernement est encore plafonné à 850 francs CFA. Les vendeurs de garba avaient annoncé une grève samedi dernier, ainsi qu’une marche sur le port d’Abidjan pour dénoncer cette hausse des prix. Une journée sans garba finalement annulée après discussion avec l’État.

Les discussions entre l’État et les acteurs de la filière du thon doivent reprendre en septembre afin de trouver des solutions face à cette crise.


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