Côte d'Ivoire: un marathon d'actions pour sensibiliser à la question des règles menstruelles

À l'occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle samedi 28 mai, plusieurs associations féministes ouest-africaines ont organisé en cette fin de semaine un marathon d’actions, d’initiatives et de vulgarisation, qu’elles ont nommé « les 72 heures des menstrues en Afrique ».

Avec notre correspondant à Abidjan, Sidy Yansané

Le thème des règles reste tabou sur le continent, mais pourtant le cycle menstruel peut avoir des conséquences graves sur la scolarisation des jeunes filles et sur la santé sexuelle des femmes.

À Abidjan, du 26 au 28 mai, des conférences ont été organisées à travers la ville, un flash mob au grand carrefour de Koumassi, et 18 000 serviettes hygiéniques distribuées par l’ONG Soutien aux mères et enfants en détresse, aux femmes détenues de la MACA, la plus grande prison du pays… Les organisations féministes ivoiriennes ont mené tambour battant la campagne des 72h de menstrues.

Les jeunes filles sont particulièrement visées. Pour une boîte de serviettes jetables au même prix qu’un kilo de riz, l’accès aux produits d’hygiène menstruelle est difficile, d’après Khady Cissé, fondatrice de l’Organisation santé de l’enfant, de la femme et de la famille : « Certaines filles utilisent des vieux journaux pour se protéger, des vieux morceaux de foulards, des mousses de matelas. Vous voyez comment c'est toxique... Elles n'ont même pas de dessous. Elles préfèrent donc rester à la maison car à l'école, il n'y a pas d'anti-spasmodiques, de coin pour pouvoir se changer ni même d'eau. »

Les organisations féministes, qui appellent à une suppression des taxes sur le matériel d’hygiène menstruelle, s’évertuent désormais à collecter des données, quasi inexistantes en Côte d’Ivoire.


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