Côte d'Ivoire: la dépouille du Premier ministre Hamed Bakayoko rapatriée dans le pays

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La dépouille mortelle du Premier ministre de Côte d'Ivoire Hamed Bakayoko a été rapatriée, hier, 13 mars, à Abidjan en Côte d'Ivoire. Le chef du gouvernement est décédé mercredi en Allemagne, à l'âge de 56 ans, des suites d'un cancer fulgurant. Le président ivoirien, la famille du défunt, des officiels, mais aussi des centaines d'anonymes étaient présents à l'arrivée du cercueil pour rendre hommage à l'homme d'État.

De notre correspondant à Abidjan, François Hume- Ferkatadji

À l’arrivée du Boeing présidentiel à l’aéroport d’Abidjan, le président ivoirien, costume sombre et chapeau noir, s’avance doucement vers le tarmac, à son bras, la benjamine des quatre enfants du défunt. Alassane Ouattara s’incline longuement sur le cercueil recouvert d’un drapeau orange-blanc-vert dans un silence de plomb.

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Le cercueil d'Hamed Bakayoko est doucement acheminé par des militaires devant un parterre de tout ce que la Côte d’Ivoire compte de hauts gradés, de hauts-fonctionnaires ou de ministres. Quelques prières et la dépouille s’ébranle en direction de la morgue de la capitale économique, Ivoire sépulture.

Tee-shirts à la gloire d’HamBak

Au bord de la route, des centaines de personnes acclament le passage du cortège funéraire. Des jeunes venus de tous les quartiers de la ville brandissent des pancartes : « Hamed, pourquoi toi ? ». D’autres ont revêtu des tee-shirts , à la gloire d’« HamBak » disant « Hamed Bakayoko, l’étoile d’État » .

« Pour nous, on est venu témoigner vis-à-vis de notre reconnaissance vis-à-vis de tout ce qu’il a fait à la nation ivoirienne », dit l’un deux. « Ce ministre-là était bon, il était prêt de la jeunesse. On ne peut pas tout dire ce qu’il a fait pour nous. S’il y en a plein qui ne travaillent pas, il nous a donné du travail », poursuit un autre.

« J’ai mal, j’ai mal »

Un homme a marché plusieurs kilomètres pour venir aux abords de l’aéroport : « Ce n’est pas facile à pied. Pour lui, on est prêts à tout. On ira aussi dans son village pour l’accompagner à sa dernière demeure ». Plus loin, une femme ne peut retenir ses sanglots au passage du corbillard : « J’ai mal, j’ai mal ».

Les obsèques nationales doivent se dérouler mercredi au palais présidentiel. L’inhumation du corps est prévue vendredi prochain à Séguéla, au nord-ouest du pays.