Côte d'Ivoire : la crise électorale en six points

Par, Le Point Afrique (avec AFP)
·1 min de lecture
Avant, pendant et après l'élection du 31 octobre 2020, la crise s'est manifestée en de nombreux lieux du pays. 
Avant, pendant et après l'élection du 31 octobre 2020, la crise s'est manifestée en de nombreux lieux du pays.

La Côte d'Ivoire traverse une crise électorale, beaucoup moins grave toutefois que celle de 2010-2011, la tension retombant et le pays reprenant son activité depuis jeudi.

Lire aussi Richard Banégas : « En Côte d'Ivoire, le ver est depuis longtemps dans le fruit »

- Mêmes acteurs, scénario différent

Les acteurs sont les mêmes : le président Alassane Ouattara, l'ancien président Henri Konan Bédié, l'ex-président Laurent Gbagbo et le chef rebelle Guillaume Soro. Quelques similarités : un camp qui ne reconnaît pas les résultats, des violences ethniques, des barrages. Mais la situation est différente. Jusqu'en 2010, il y avait un pouvoir au sud (Gbagbo) et une rébellion au nord (pro-Ouattara). Le président Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite électorale face à Ouattara lors de l'élection. Si les violences ont fait au moins une quarantaine de morts ces dernières semaines, le bilan était beaucoup plus lourd en 2010-2011 avec 3 000 morts et un pays où il était impossible de circuler. « Tout fonctionne. On ne peut pas transposer la crise de 2010-2011 », assure le parti au pouvoir. « Contrairement au camp Ouattara en 2010, l'opposition n'a pas d'armée » en 2020, souligne Rodrigue Koné, analyste politique. Issouf, 47 ans, tailleur dans le quartier populaire d'Adjame, avait fui Abidjan en 2010 et sa boutique avait été pillée. « Cette fois, il y a des tensions, les gens ont peur, mais il n'y a rien. »

Lire aussi Côte d'Ivoire : le bras de fer se durcit entre Ouat [...] Lire la suite