Côte d’Ivoire : la « réarticulation » de la présence militaire française enclenchée

Le ministre ivoirien de la Défense, Tene Birahima Ouattara, (G) accueille le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, (D) au palais présidentiel à Abidjan, le 20 février 2023.  - Credit:ISSOUF SANOGO / AFP
Le ministre ivoirien de la Défense, Tene Birahima Ouattara, (G) accueille le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, (D) au palais présidentiel à Abidjan, le 20 février 2023. - Credit:ISSOUF SANOGO / AFP

Évincée du Mali, puis du Burkina Faso, la France revoit sa coopération militaire avec les États menacés par le djihadisme. Dimanche, la junte au pouvoir à Ouagadougou a annoncé la fin officielle des opérations de la force française Sabre sur son sol, quelques semaines après avoir dénoncé l'accord de défense liant les deux pays. En revanche, la Côte d'Ivoire voisine est l'un des plus solides alliés de la France en Afrique de l'Ouest. Le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, était justement en visite à Abidjan pour évoquer les contours que pourrait prendre la présence militaire française en Afrique dans les prochaines années.

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Abidjan, principal partenaire de la France dans la région

Selon l'entourage du ministre, les relations avec Ouagadougou sont « neutres » et le redéploiement de Sabre se fait « discrètement ». « Ce serait malhonnête de dire que ce redéploiement en coordination avec les autorités burkinabées ne se passe pas bien », poursuit-on de même source. Aucune décision n'a été officiellement prise pour l'heure concernant leur éventuel redéploiement dans d'autres pays africains, et une partie de ces forces devrait d'abord rentrer en France. Ce retrait fait suite à celui des forces françaises du Mali, achevé en août 2022, à la demande des militaires putschistes au pouvoir dans ce pays comme au Burkina Faso.

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