Côte d’Ivoire: les organisations de commerçants divisées sur le pouvoir d’achat

FTWP - Aicha Fall

Crispation en Côte d’Ivoire ces derniers jours autour de la question du pouvoir d’achat. Face à une inflation toujours élevée et alors que les subventions sur les produits de première nécessité commencent à arriver à leur terme, les deux principales organisations de commerçants du pays s’affrontaient sur la marche à suivre.

Avec notre correspondante à Abidjan, Marine Jeannin

Il y a d'abord eu le mot d’ordre de grève, lancé aux commerçants par la Fédération nationale des acteurs du commerce (Fenacci). Son président Farikou Soumahoro dénonce des excès de zèle, commis par les forces de l’ordre chargées de contrôler les commerçants, et demande un assouplissement de ces contrôles, en particulier au moment des fêtes de fin d’année.

« La majorité des commerçants sont des analphabètes, donc d'un point de vue de la loi et du droit, ça, ils ne connaissent pas. Donc, on peut prétexter quelque défaut que ce soit pour leur imposer de payer certaines amendes. Et le commerçant n’est pas philanthrope: lorsqu’il paie quelque chose, il reporte ça sur son prix de vente ! », explique le président de la Fenacci.

Une grève rejetée par l'Apopc-CI

En face, l'Assemblée permanente des organisations professionnelles des commerçants de Côte d'Ivoire, l’Apopc-CI, qui rassemble une cinquantaine d’organisations, a rejeté le mot d’ordre de grève. Mohamed Dembele, le président de l’Union des commerçants, à la ligne plus libérale, dit garder sa confiance dans le gouvernement.

Et c’est finalement l’Apopc-CI qui aura eu gain de cause, puisque la Fenacci, en position de minorité, a accepté de lever la grève prévue ce lundi. Le problème du pouvoir d’achat, lui, reste entier.


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