En Côte d’Ivoire, la méfiance à l'égard des vaccins contre le Covid reste vive

·1 min de lecture

Près de deux mois après la livraison de 500 000 doses du vaccin AstraZeneca, les autorités ivoiriennes peinent à attirer la population dans les centres de vaccination contre le Covid-19. Conséquence d'une méfiance suite aux rares cas de thromboses en Europe, et aux campagnes de fausses informations. Reportage.

Dans les centres de vaccination contre le coronavirus à Abidjan, les candidats arrivent au compte-gouttes. Si la Côte d’Ivoire a reçu 504 000 doses du vaccin AstraZeneca fin février, puis 50 000 autres offertes par l’Inde, deux mois plus tard, moins d’un quart ont trouvé preneurs.

"La maladie, ce n’est pas de l’amusement : ça existe, c’est réel", martèle Basile Batelot, peintre en bâtiment. "Donc j’invite tous mes frères et sœurs, ceux qui ne croient pas à la maladie de venir se faire vacciner."

Selon le Dr Adèle Telly, responsable du centre de vaccination du Parc des sports, "compte tenu de l’actualité, des réseaux sociaux, il y a beaucoup de personnes qui sont réticentes. Donc vraiment, le volet communication doit s’intensifier pour que les gens viennent se faire vacciner."

La suspension du vaccin AstraZeneca dans plusieurs pays européens à cause de rares cas de thromboses, ainsi que son manque d’efficacité contre le variant sud-africain et surtout les rumeurs et fausses informations n’encouragent pas la population à se faire vacciner. Dans les rues d’Abidjan, il est difficile de trouver un candidat au vaccin.