Cévennes : un « juste » chemin viticole

Par Florence Monferran
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S'écartant de la route départementale qui monte de Nîmes vers le Piémont cévenol, l'air se fait plus vif, le paysage, arpenté de petites rivières, plus vallonné. Alors que forêts et garrigue se densifient, le chemin s'élève doucement vers le village de Saint-Just-et-Vacquières. À l'amorce des Cévennes, sans réelles frontières que celles, culturelles, forgées par la guerre des Camisards, résistances et révoltes ont aussi ouvert les bras à tous les réfugiés. En tournant vers le hameau de Vacquières se dresse le mas des Justes, qui résonne comme un écho à ceux qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont caché et sauvé des juifs. Romain Rigon, président de la société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) « Sur le chemin des Cévennes » y a élu domicile.

Il y voit « notre juste contribution au territoire. C'est juste au bon moment et? à Saint-Just ». En effet, ici, où la nature et l'homme se sont façonnés mutuellement, selon l'écrivain Jean-Pierre Chabrol, prend racine un projet d'écosystème vertueux, ancré dans son territoire, pensé pour sa pérennité à long terme. Préserver un patrimoine viticole et une biodiversité déjà entretenue, créer une microéconomie valorisante, équilibrée pour l'homme et la nature, échanger entre acteurs, transmettre des savoirs, différentes idées mises en lien interagissent dans un ensemble savamment pensé, cohérent et éthique.

Un modèle économique alternatif

Vendanges sociétaire mas des Justes © DRLe projet s'agrège autour de la prise [...] Lire la suite