"C'était comme les retrouvailles du 15 août" : l'exode massif des citadins à l'heure du confinement ne passe pas inaperçu

Margaux Duguet, Raphaël Godet

L'île d'Yeu, enfin. Après 45 minutes de traversée depuis le continent, les passagers débarquent un à un du bateau. On a le sourire, les lunettes de soleil sur les yeux, et la valise à roulettes à la main. Nous ne sommes que le 15 mars mais c'est une ambiance estivale qui règne sur le petit caillou vendéen. "C'était un sketch ! Ils se faisaient la bise comme si c'était les retrouvailles du 15 août", s'agace une riveraine devant ce flot continu de "centaines de Parisiens" qui ont quitté à toute vitesse leur appartement, de peur d'y rester coincés le temps du confinement mis en place pour lutter contre l'épidémie de coronavirus.

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Pressentant l'annonce du président de la République, certains ont sauté dans un train. D'autres ont avalé, dans la nuit de dimanche à lundi, les 450 kilomètres qui les séparaient de leur résidence secondaire. A la compagnie de transport maritime Yeu Continent, la seule en activité à ce moment-là, on croule sous les appels. Au bout du fil, des clients à qui il faut absolument trouver une place. D'autres, plus fortunés, ont toqué à la porte de l'aérodrome local et des compagnies aériennes privées pour (...)

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