Cérémonie du 9 mai à Moscou : retour sur la place Rouge

C’est une vieille blague de cour de récré qui promet un gâteau et une surprise. Et la surprise, c’est qu’il n’y a pas de gâteau. Pour le 9 mai, on s’attendait à la surprise du chef Poutine : la surprise, c’est qu’il n’a pas ordonné la mobilisation générale, ni déclaré officiellement la guerre à l’Ukraine , ni menacé de représailles plus précises l’Europe qui arme l’ennemi… Bernique ! À l’évidence, le président russe n’écoute pas les médias occidentaux. S’il les écoute, il ne se laisse pas dicter son agenda.

Il a fait le discours victimaire attendu : de Borodino à Donetsk en passant par Stalingrad, il assume tout et toujours. La Russie a été assiégée. Une fresque récitée sur le ton morne qui convient sur la place Rouge. Il n’avait pas le choix en Ukraine, vu les manigances de l’Occident et la patrie est reconnaissante à ses fils qui se sacrifient pour la défendre. C’était ennuyeux comme une parade au temps des Soviets. Poutine a déçu les médias. L’Europe est soulagée.

Un Vladimir Poutine seul…

Personne à trois mètres alentour. Volontairement seul, aucun dirigeant étranger n’était convié à la tribune. C’est une bonne façon d’éviter les déconvenues des dernières années. Engoncé dans son gilet pare-éclats et dans ses certitudes, Vladimir Poutine n’a pas prononcé une seule fois le nom de l’Ukraine. C’est assez logique puisqu’il nie sa souveraineté, qu’elle n’existe plus, qu’il s’applique à la démanteler.

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