Célébrer Napoléon ? Louis-Philippe s'est déjà posé la question

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Deux cents ans après sa mort, la figure de Napoléon Bonaparte continue de susciter le débat. Faut-il ou non commémorer sa mémoire ? La question se pose à Louis-Philippe quand il organise le 15 décembre le rapatriement des cendres de l’Empereur.

Les politiques mémorielles sont toujours des aventures risquées. Elles sont souvent le moyen d’une légitimation à peu de frais. Célébrer un événement ou un personnage, c’est toujours un peu se l’approprier. Toutes les mémoires, pourtant, ne sont pas apaisées. Le 5 mai prochain marquera le bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte. Et déjà, les esprits s’échauffent. Comme si l’hôte des Invalides continuait de souffler sur les braises du débat public, deux siècles après s’en être allé. Or déjà, en 1840, rendre hommage à l’Empereur n’allait pas de soi.Tous les bancs de la Chambre des députés tendent l’oreille, ce 12 mai 1840, lorsque Charles de Rémusat monte à la tribune. Des salves d’applaudissements retentissent quand le ministre de l’Intérieur annonce le rapatriement du corps de l’Empereur : " La monarchie de 1830 est, en effet, l’unique et légitime héritière de tous les souverains dont la France s’enorgueillit. Il lui appartenait sans doute, à cette monarchie, qui la première, a rallié toutes les forces et concilié tous les vœux de la Révolution française, d’élever et d’honorer sans crainte la statue et la tombe d’un héros populaire. " L’unique et légitime héritière insiste-t-il. Car l’affaire n’est pas...

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