Cédric Jubillar sera fixé lundi sur son maintien ou non en détention

(g-d) Les avocats de Cédric Jubillar, Jean-Baptiste Alary, Alexandre Martin et Emmanuelle Franck, à la sortie du tribunal de Toulouse, le 11 février 2022 - Valentine CHAPUIS © 2019 AFP
(g-d) Les avocats de Cédric Jubillar, Jean-Baptiste Alary, Alexandre Martin et Emmanuelle Franck, à la sortie du tribunal de Toulouse, le 11 février 2022 - Valentine CHAPUIS © 2019 AFP

Cédric Jubillar doit-il sortir de prison ou doit-il être maintenu en détention provisoire? Après près de cinq heures d'audience, le juge des libertés et de la détention du tribunal de Toulouse a choisi de prendre le temps de la réflexion et rendra sa décision lundi.

Comme le prévoit la procédure, une audience était organisée ce jeudi matin pour faire un point d'étape et décider si le placement en détention provisoire de Cédric Jubillar prononcé à la suite de sa mise en examen le 18 juin 2021 pour le meurtre de son épouse Delphine doit être renouvelé.

"Nous avons eu la chance de plaider devant un magistrat consciencieux, indépendant et très attentif aux demandes de la défense", s'est félicitée Me Emmanuelle Franck, l'une des avocates de Cédric Jubillar.

"La détention, c'est l'exception"

La défense de l'artisan-plaquiste a estimé que ce juge allait pouvoir apporter "un regard nouveau dans ce dossier" dans lequel leur client est apparu comme le suspect numéro 1. Si le fond du dossier a été abordé, notamment par le représentant du parquet à l'audience, les avocats ont également mis en avant les conditions dans lesquelles Cédric Jubillar pourrait être libéré et notamment ses garanties de représentation.

"La détention, c’est l’exception et la liberté c’est le principe, martèle Me Alexandre Martin, l'autre avocat du mis en cause. La présomption d’innocence, c’est le principe."

Pour l'avocat, de nombreux actes d'instruction ont été menés et, selon lui, l'innocence de son client semble établie. "Pendant un an, on a considéré qu’il ne pouvait pas sortir. Les juges ont fait leur travail. Les conséquences, c’est ce qui avait été avancé par le procureur de la République de Toulouse le 18 juin dernier, à savoir la culpabilité de Cédric Jubillar, cette culpabilité n’est justifiée en rien", plaide-t-il avançant un élément qui "démontre que cet homme est innocent".

Article original publié sur BFMTV.com

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