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Avec une Cédéao à bout de souffle, la lutte contre le terrorisme en Afrique de l'Ouest mise à mal

Quarante-neuf ans après sa création, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) marque des signes d’essoufflement : politique d’intégration poussive, incapacité de faire efficacement face au terrorisme, application à géométrie variable des textes de l’institution et manque d’autorité.

La scène se déroule en décembre 2023 à Abuja, au Nigeria, lors du dernier sommet des chefs d’État de la Cédéao. Dans une salle hermétiquement fermée, le huis clos commence. Le Niger, pays dont le chef d’État démocratiquement élu a été renversé cinq mois auparavant, est le principal dossier de cette réunion. Le représentant du Bénin prend la parole : "Il faut reconsidérer nos exigences, si (le président nigérien) Mohamed Bazoum est libéré et si le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP, organe créé par la junte, NLDR) soumet une feuille de route".

L’annonce de leur départ de la Cédéao a été faite le 21 janvier 2024. Le lendemain, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, s’est envolé pour Lomé. Sur place, il a été reçu par le président Faure Gnassingbé, chef d’État de la sous-région le plus populaire aux yeux des trois juntes du Sahel.


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