Bygmalion : quand Jean-Louis Debré allume la mèche de l'affaire qui va faire exploser la droite

France 2
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Octobre 2012 : Nicolas Sarkozy n'a pas été réélu, mais la grande famille de la droite félicite tout de même la cheville ouvrière d'une campagne "fantastique" dixit Jean-François Copé. Celui qui est aussi son directeur de cabinet, Jérôme Lavrilleux, reçoit officiellement l'ordre national du Mérite des mains de l'ancien président.

Sur des photos inédites que diffuse "Complément d'enquête" le 11 mars 2021, l'équipe de campagne est réunie au complet autour des deux hommes forts de l'UMP. On y trouve beaucoup de prévenus du procès qui devrait s'ouvrir le 17 mars... notamment Bastien Millot, le patron de l'entreprise prestataire de la campagne : Bygmalion. Celle-là même que la justice soupçonne d’avoir accepté de maquiller les dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012.

Le scandale n'a alors pas encore éclaté, mais c'est un vieux grognard de la droite qui va allumer la mèche.

Pour obtenir le remboursement d'une partie de leurs dépenses de campagne, les candidats doivent faire valider leurs comptes par le Conseil constitutionnel. En 2013, il est présidé par un chiraquien historique, Jean-Louis Debré. Qui, comme tel, n'est pas un soutien de Nicolas Sarkozy, bien au contraire... A l'entendre, ce dernier lui aurait demandé de fermer les yeux sur les anomalies repérées par la Commission nationale des comptes de campagne...

Un coup de fil de Nicolas Sarkozy et une "jurisprudence Roland Dumas"

Nicolas Sarkozy en personne l'appelle, raconte-t-il dans "Complément d'enquête", pour (...)

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