Bygmalion : la demande de l’UMP qui est venue « gâcher la fête »

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Bastien Millot, un des fondateurs de Bygmalion, aux côtés de son avocate, au palais de justice de Paris. 
Bastien Millot, un des fondateurs de Bygmalion, aux côtés de son avocate, au palais de justice de Paris.

Bastien Millot, un des patrons de Bygmalion avec Guy Alvès, se ratatine sur sa chaise ; devenant toujours plus rouge au fur et à mesure qu'un de ses anciens employés, Sébastien Borivent, se lâche à la barre du tribunal judiciaire de Paris. Il faut dire que Borivent, qui avait posé sa démission en juin 2012 après avoir découvert ? et couvert ? le système de fausses facturations alors en vigueur à l'UMP pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, ne mâche pas ses mots quand il s'agit de décrire son ancien patron.

« Bastien aime les atours et l'exercice du pouvoir, relate-t-il. Je me souviens d'une anecdote : il était dans son bureau et il me dit : ?Tu souris trop.? Je suis un peu surpris. Il me répond : ?Tu souris trop, quand les gens entrent dans ton bureau, ils doivent avoir peur.? Sa manière d'envisager le pouvoir était extrêmement claire : son pouvoir devait se sentir à chaque étage, dans chaque bureau. »

La demande de l'UMP qui est venue « gâcher la fête »

Renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris au milieu des autres prévenus du procès Bygmalion, Sébastien Borivent ne semble en tout cas plus avoir très peur de Bastien Millot. Calme, posé, il accepte ses responsabilités, mais hors de question qu'il endosse celle des autres. Alors, il raconte. Cette journée où une « demande de l'UMP » est venue « clairement gâcher la fête », mettre un terme à un « moment assez excitant », celui de la préparation, en coulisses, d'une campagne présidentiell [...] Lire la suite