Burundi: un nouveau Premier ministre après des accusations de tentative de «coup d'État»

Le général Évariste Ndayishimiye a destitué mercredi matin son Premier ministre, le général Alain-Guillaume Bunyoni et l'un des hommes les plus puissants du pays, qu'il a remplacé par celui qui était à la tête d'un superministère regroupant l'Intérieur, la Sécurité publique ainsi que le Développement communautaire.

Le président Évariste Ndayishimiye ne cessait de se plaindre d'avoir les mains liées depuis son accession au pouvoir il y a deux ans. Il avait dénoncé publiquement, il y a quelques jours, certains hauts responsables qui se croiraient « tout-puissants », qui saboteraient son action et qui auraient des velléités de coup d'État. L'allusion visait clairement son Premier ministre et ancien compagnon de maquis, le général Alain-Guillaume Bunyoni, et tout le monde attendait depuis le tour qu'allait prendre ce bras-de-fer.

Un vote à main levée

On a ainsi appris ce mercredi matin que l'Assemblée nationale avait approuvé la nomination d'un nouveau Premier ministre. L'opération a été menée dans le plus grand secret et tambour battant. Les parlementaires burundais ont reçu chacun, tard dans la nuit, un message WhatsApp qui leur demandait de se présenter au palais de Kigobe à 8h30 « pour un travail important », sans plus de précision. Les spéculations sont alors allées bon train, jusqu'à l'ouverture de la séance ce mercredi matin.


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