Burundi: le nouveau président Évariste Ndayishimiye adoubé malgré les critiques

Quand Washington se dit prêt à travailler avec « le nouveau président élu », le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dit prendre acte des résultats de la présidentielle et encourage toutes les parties à continuer de promouvoir une atmosphère pacifique et harmonieuse entre les Burundais. Même la conférence des évêques catholiques du Burundi a félicité Évariste Ndayishimiye alors que l’Église s’était montrée pourtant très critique concernant le scrutin.

L’Église catholique avait des observateurs dans 20% seulement des bureaux de vote et s’en est plaint. La Conférence épiscopale espérait pouvoir faire une compilation citoyenne comme sa consœur congolaise. À l’issue des scrutins, elle avait relevé de nombreuses irrégularités.

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Certains prélats peinent donc à comprendre le message de félicitations des évêques. Pour un cadre du CNDD-FDD, c’est pour préserver sa relation future avec le nouveau chef de l’État. « C’est faute d’alternative », estime pour sa part un activiste burundais, le principal opposant Agathon Rwasa ayant accepté la décision de la Cour constitutionnelle, tout en contestant toujours les résultats.

Espoirs d'ouverture

Pour ce qui est des chancelleries étrangères, il y a les messages d’« amis » envoyé au nouveau chef de l’État comme celui du président tanzanien John Magufuli, des « ennemis aussi », s’amuse un responsable burundais, citant le communiqué du ministère rwandais des Affaires étrangères.

Le nouveau chef de l’État est attendu sur sa gestion du pays. On parle de discussions amorcées avant même les élections entre le général Évariste Ndayishimiye et certaines ambassades, en vue de signes d’ouverture. « Ces messages, ce sont des encouragements, mais le CNDD-FDD d'Évariste Ndayishimiye doit et va ouvrir le pays pour le bien de sa population », commente un diplomate africain.