Burkini dans les piscines grenobloises : la polémique en trois actes

© AFP

Un nouveau règlement. Tout commence à Grenoble, le lundi 16 mai. Le conseil municipal, à l’initiative du maire EELV, Éric Piolle, adopte, à 29 voix pour et 27 voix contre, un nouveau règlement intérieur qui établit que les usagers peuvent choisir librement leur tenue de bain à partir du 1er juin. À condition qu’elle respecte les normes d’hygiène et de sécurité. Aussi le burkini, comme le topless féminin, devaient être autorisés dans les piscines grenobloises. « Il n’y a plus d’injonction différenciée selon le genre » des baigneurs et baigneuses, se félicite la municipalité à l’issue du vote. Le débat a alors dépassé le cadre de Grenoble. Une large partie de la classe politique a condamné la disposition voulue par Éric Piolle, et il était critiqué également dans son propre camp.

Saisine du tribunal administratif. À la veille du vote déjà, le préfet de l’Isère avait annoncé que « conformément aux instructions reçues du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin », il saisirait le tribunal administratif « d’un référé laïcité en vue d’obtenir la suspension » de la délibération, en parallèle d’un « déféré d’annulation ». Le ministre de l’Intérieur estimait que le but de cette décision était « de céder à des revendications communautaristes à visées religieuses (et qu’il) paraît contrevenir au principe de laïcité posé par la loi de 1905 ainsi qu’aux dispositions de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République ». Comme annoncé par le préfet d'Isère, le...


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