Burkini à Grenoble: Schiappa cible le maire Éric Piolle

Anthony Berthelier
French Junior Minister for Gender Equality Marlene Schiappa looks on during a session of questions to the government at the National Assembly in Paris on March 20, 2019. (Photo by Bertrand GUAY / AFP) (Photo credit should read BERTRAND GUAY/AFP/Getty Images)

POLITIQUE - Et revoilà le débat sur le burkini. Des représentants de la droite et de l’extrême droite ont exprimé ce lundi 24 juin leur opposition au port de ce maillot de bain couvrant interdit, au lendemain d’une opération coup de poing de femmes à Grenoble en faveur de ce vêtement.

Inévitablement invitée à s’exprimer sur le sujet par Le Dauphiné Libéré, Marlène Schiappa a pour sa part regretté le “message politique” derrière ce type d’actions. Avant d’en profiter pour glisser un tacle au maire Europe Écologie-Les Verts de la ville, Éric Piolle. 

“Le message politique c’est ‘couvrez-vous’ et il vise à créer une nouvelle norme. Je ne crois pas souhaitable de créer cette nouvelle norme. Je pense que les valeurs de la République c’est aussi que chaque femme puisse porter un maillot de bain, sans pression d’aucune sorte alors qu’on voit bien qu’il est encore parfois difficile pour certaines de simplement sortir dans la rue en tenue d’été, en débardeur ou en robe courte”, a détaillé la secrétaire d’État avant de parler de “combat culturel” à mener. 

Ambiguïté VS ambiguïté 

La ministre ne s’est pas arrêtée là. Elle estime que le débat autour du burkini est une “revendication communautaire qui n’a pas lieu d’être parce que dans la réalité ce n’est pas vrai qu’il y a des millions de femmes en France qui souhaitent se baigner en burkini.”

Elle souhaite toutefois que cette “crispation du débat” ne desserve pas les femmes en menant à des discriminations. “Les femmes, quels que soient leurs religions ou leurs modes de vie, doivent pourvoir accéder aux piscines municipales”, argue-t-elle avant de s’en prendre à Éric Piolle. Elle estime que l’édile de la ville de Grenoble fait preuve d’ambiguïté sur “la question des droits des femmes” en “n’intervenant pas fermement pour défendre les droits des femmes et les valeurs de la République.”

Coïncidence ou non, le principal intéressé s’est fendu d’un communiqué quelques heures plus tard. Une prise de parole particulièrement attendue...

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