Burkini à Grenoble : le Conseil d'État doit trancher sur son port dans les piscines de la ville

© SOLÈNE LEROUX / EUROPE 1

L'ultime recours d'Éric Piolle. Le Conseil d'État a examiné mardi à Paris le recours déposé par la municipalité de Grenoble et son maire concernant le burkini. Cela fait suite à la suspension par le tribunal administratif de la ville d'une disposition controversée autorisant son port dans les piscines municipales. Cette décision du conseil municipal a déclenché une polémique nationale mi-mai. Le tribunal de Grenoble avait ordonné cette suspension à la suite du dépôt par le préfet de l'Isère d'un "déféré laïcité" visant l'article 10 du nouveau règlement des piscines de Grenoble.

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Une discrimination au "motif purement religieux"

Les juges avaient estimé que l'article en cause permettrait aux usagers de déroger "à la règle générale d'obligation de porter des tenues ajustées près du corps pour permettre à certains usagers de s'affranchir de cette règle dans un but religieux", et que ses auteurs avaient par là même "gravement porté atteinte au principe de neutralité du service public". Une position partagée par Me Frédéric Thiriez, avocat auprès du Conseil d'État.

Il représente la Ligue du droit international des femmes dans cette affaire : "Il me paraît clair que la ville de Grenoble a méconnu gravement le principe de neutralité du service public en accordant une dérogation à la règle générale - le maillot de bain serré près du corps pour des raisons d'hygiène - "uniquement au profit du burkini et pour des raisons relig...


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