Burkina Faso : qui sont les "Volontaires pour la défense de la patrie" ?

Jacques Deveaux

Une nouvelle fois, des soldats de l'armée du Burkina Faso ont été tués le 18 mai lors d'une embuscade tendue par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) dans le secteur de Banh, dans la région du Loroum, au nord du pays près de la frontière avec le Mali. Les autorités ont reconnu la perte de sept personnes : deux militaires et cinq "Volontaires pour la défense de la patrie".

C'est la première fois, semble-t-il, que Ouagadougou fait état de pertes dans les rangs des "Volontaires de la défense de la patrie". Et encore, d'autres sources se contentent de parler à l'AFP de "cinq civils tués". Civils ou soldats ? La terminologie employée illustre toute l'ambiguïté de ce corps.

Mission de renseignement

Le 21 janvier 2020, l'Assemblée nationale burkinabè a voté à l'unanimité une loi instituant le recrutement de "Volontaires pour la défense de la patrie". Ces supplétifs sont recrutés localement sur leur lieu de vie, sur la base du volontariat. Leur mission première est le renseignement. Connaissant bien le secteur, ils sont en première ligne pour remonter des informations aux responsables militaires : déplacement de groupes, conflits locaux pouvant dégénérer. Le renseignement est en effet ce qui semble cruellement manquer aux forces armées du Burkina.

Ils reçoivent une formation initiale de 15 jours afin de maîtriser le maniement des (...)

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