Burkina Faso: les victimes de la répression d'octobre 2014 se rassemblent pour ne pas être oubliées

REUTERS/Joe Penney

Plusieurs années après la répression des manifestants qui avait officiellement fait 33 morts et plus de 600 blessés, les familles de victimes et des blessés attendent toujours l’aide promise et le traitement judiciaire de l’affaire. Le Premier ministre Apollinaire Kyelem de Tambela a présidé une cérémonie d’hommage aux victimes de l’insurrection populaire qui a chassé du pouvoir l’ancien président Blaise Compaoré ce lundi à Ouagadougou.

Avec notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani

Huit ans après l’insurrection populaire, les parents des victimes sont en colère contre les différents gouvernements burkinabè. Mahamady Derra a perdu son fils au cours des manifestations des 30 et 31 octobre 2014. « Ce gouvernement n’a pas essayé de voir s’il peut nous aider. L’État n’a rien fait pour nous. Depuis les élections, rien. Qui va prendre une décoration donnée à un mort ! », s’indigne-t-il.

Les familles attendent toujours l’indemnisation promise. Un mois après la rentrée, certains enfants n’ont pas encore reçu leur scolarité, selon Babou Nebon Bamouni, porte-parole de l'Union des familles des martyrs de l'insurrection populaire. « Cela est à déplorer. Nous pensons que huit ans après, c’est trop, parce que sur le plan de l’organisation, sur le plan de la mobilisation des ressources, tout a été fait. Mais au niveau politique, ça traîne encore », estime-t-il.


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