Burkina Faso : la société aurifère SEMAFO attaquée pour la quatrième fois en 15 mois

Jacques Deveaux

Le convoi de salariés qui regagnaient la mine d'or située à l'est du Burkina Faso était composé de cinq autobus et était accompagné d’une escorte militaire. Le véhicule de tête a heurté un engin explosif, puis le reste du convoi a été mitraillé par "des individus armés non identifiés." Bilan : 37 morts et 60 blessés. En plus des salariés de la SEMAFO, des fournisseurs de la mine se trouvaient aussi à bord. Dans un communiqué publié le 6 novembre 2019, la société précise : "Le site de la mine Boungou demeure sécurisé et nos opérations n'ont pas été affectées. Nous travaillons activement avec toutes les autorités concernées afin d'assurer la santé et la sécurité de nos employés, entrepreneurs et fournisseurs."

Quatrième attaque contre la SEMAFO

Sauf que, selon le site internet du journal canadien La Presse, c’est la quatrième attaque en 15 mois dont est victime la SEMAFO sur ses deux sites miniers. Il s’agit, à chaque fois, d’attaques de véhicules de la société ou de la police qui protège les convois. 13 personnes avaient laissé la vie après les trois précédentes attaques.

Face à la recrudescence de ces attentats, SEMAFO a pris des mesures de protection pour les expatriés salariés sur le site et les cadres. "Ils ont notamment commencé à voyager par hélicoptère jusqu’à ces mines, alors que les employés nationaux continuaient d’être transportés par autobus", écrit La Presse. (...)

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