Burkina Faso: des salons de massage démantelés pour prostitution

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Au Burkina Faso, la police lutte contre la prostitution. Plusieurs salons dits de « massage » ont été démantelés par les enquêteurs. Au total, près de cinquante sites ont été découverts dans le cadre de l’enquête, quinze personnes ont été interpellées dont six de nationalité sénégalaise déférées au parquet. Elles sont poursuivies pour proxénétisme, traite des personnes et blanchiments de capitaux.

Avec notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani

Elles sont Ivoiriennes, Maliennes, Sénégalaises ou Burkinabè. Recrutées pour travailler comme des masseuses, elles s’adonnaient à la prostitution dans ces salons de massage qui poussent comme des champignons dans la capitale.

« Pour voiler, ils font en fait des massages, mais ce sont des massages érotiques qui sont différents des massages thérapeutiques que l’on connait couramment. La preuve est que, quand vous arrivez dans ce salon de massage, vous allez voir des écrans de télé qui diffusent de la pornographie en boucle », détaille Gaston Sawadogo, le rédacteur en chef du bimensuel l’Evènement. Il a coordonné une enquête sur cette nouvelle forme de prostitution au Burkina Faso.

Suite à de nombreuses publicités de ces salons sur les réseaux sociaux, la division des investigations criminelles (DIC) de la police judiciaire s’est saisie de l’affaire.

« Nous avons recensé plus de 50 sites. Ces filles qui se disent masseuses se livraient à des activités de prostitution. Et cette somme est reversée au patron des lieux, si vous voulez le propriétaire. Et quand nous avons investi ce lieu, nous avons découvert du matériel qu’on a saisi : des cartes bancaires pré payées, une importante somme d’argent, 74 téléphones portables », raconte le Commissaire Janot Nadembega, chef de la division des investigations criminelles (DIC) de la direction de la police judiciaire (DPJ).

Les enquêteurs ont démantelé six salons et six personnes de nationalité sénégalaise sont poursuivies pour proxénétisme, traite des personnes et de blanchiment de capitaux.