Burkina Faso: une rupture interconfessionnelle du jeûne autour d'un banquet de l'union

Au Burkina Faso comme dans de nombreux pays, chrétiens et musulmans observent le carême et le jeûne du mois de Ramadan. Occasion pour des jeunes de se rassembler autour d’un repas dans la cour du Palais de la culture et de la jeunesse Jean-Pierre-Guingané, pour une rupture collective du jeûne.

Au Palais de la culture de Ouagadougou, l'appel à la prière du muezzin annonce l'heure de la rupture du jeûne. Selon Moumini Koudougou, l’un des initiateurs de cette rupture collective oeucuménique du jeûne chrétien (période de carême) et du jeûne musulman (mois de ramadan), ce rassemblement vise à prôner le dialogue entre les différentes communautés religieuses du pays. Des catholiques, protestants, musulmans, et coutumiers ont donc partagé un repas, dans une ambiance bon enfant, avec pour maitres-mots : cultiver l’union et la cohésion entre les différentes communautés.

« Nous avons saisi cette opportunité pour que se soit un tremplin de promotion sociale, du bon vivre ensemble, du vivre ensemble pacifique, du vivre ensemble fraternel. Montrer à chacun que nous devons nous aimer, nous devons nous aider, nous devons être solidaires les uns des autres », explique-t-il.

Pour l’imam Lassané Sakandé, les divergences d’opinion ou de confessions religieuses ne doivent plus être une source de conflit au Burkina Faso : « Celui qui croit en Dieu, qui connait Dieu ne doit pas en vouloir à quelqu’un car il ne pense pas comme lui, parce qu’il ne croit pas comme lui ! »


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