Burkina Faso : l'insécurité au cœur du second mandat de Kaboré

Par Le Point Afrique
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Réélu lors de la présidentielle du 22 novembre dernier, Roch Marc Christian Kaboré a été investi dans la matinée du 28 décembre en présence d’une dizaine de chefs d’État africains. 
Réélu lors de la présidentielle du 22 novembre dernier, Roch Marc Christian Kaboré a été investi dans la matinée du 28 décembre en présence d’une dizaine de chefs d’État africains.

En raison du contexte sanitaire et sécuritaire assez difficile, c'est devant un public réduit dont dix chefs d'État africains et 1 200 invités au palais des sports de Ouaga 2000 dans un quartier huppé de la capitale Ouagadougou, que le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, 63 ans, a été investi ce lundi 28 décembre pour un second mandat à la tête du Burkina Faso. Une image qui tranche avec celle observée cinq plus tôt. En 2015, un an après la chute de Blaise Compaoré, renversé par une insurrection populaire après 27 ans de pouvoir, l'élection de Roch Marc Christian Kaboré dès le premier tour avec 53,49 % des voix, avait suscité de grands espoirs de développement et de changement au « pays des hommes intègres ». Il avait su rassembler aussi bien des anciens du régime Compaoré que ses opposants.

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Cinq ans plus tard, le Faso s'est enfoncé dans le chaos avec des attaques de groupes djihadistes quasi quotidiennes, ayant fait plus de 1 200 morts en cinq ans, des pans entiers du pays échappant à l'autorité de l'État, et les forces de l'ordre semblant incapables d'enrayer la spirale de violences. Le président Kaboré, de l'ethnie majoritaire mossi, ancien banquier et homme réputé consensuel, semble pour l'heure être passé entre les gouttes de la sanction populaire. « Je jure devant le peuple burkinabè et sur mon honneur de préserver, de resp [...] Lire la suite