Burkina Faso : enfin un scrutin normal ?

Par Emmanuel Dupuy*
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Les Burkinabè se rendront aux urnes le 22 novembre prochain pour élire leur président. 
Les Burkinabè se rendront aux urnes le 22 novembre prochain pour élire leur président.

La présidentielle burkinabè qui va se tenir le 22 novembre prochain s'inscrit dans le chapelet de scrutins pour la magistrature suprême que l'Afrique de l'Ouest abrite, depuis le mois d'octobre (18 octobre pour la Guinée, 31 octobre pour la Côte d'Ivoire), jusqu'au mois de décembre (le 27 pour le Niger). Alors qu'en Guinée et en Côte d'Ivoire, les scrutins se sont déroulés dans un climat de suspicion autour de questions sur la légalité d'un troisième mandat, le scrutin présidentiel burkinabè ne pose aucun problème de « validité ». Nulle question de mandat inconstitutionnellement brigué, ici. Pourtant, le paysage politique burkinabè n'est pas aussi limpide qu'il y paraît.

Des adversaires politiques qui se connaissent

Le président Roch Marc Christian Kaboré va essayer de remplier pour un deuxième mandat. © Sophie Garcia / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Roch Marc Christian Kaboré, actuel chef de l'État, élu au premier tour de la précédente élection présidentielle, en décembre 2015, se représente face à 12 autres candidats, dont celui qui fut déjà son rival malheureux en 2015, Zéphirin Diabré, chef de file de l'opposition, qui préside l'Union pour le Progrès et le Changement (UPC), parti créé sous son égide en 2010. Le président sortant aura également face à lui le candidat du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), Eddie Komboïgo, comme en 2015. Ce dernier préside le parti de l'ancien président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir à la faveur d'un « co [...] Lire la suite