Burkina Faso: les employés de la Sitarail mènent la grève pour se faire entendre

AFP/Issouf Sanogo

Depuis mardi 25 octobre, les employés burkinabè de la Sitarail sont en grève pour dénoncer l'absence de dialogue social au sein de l'entreprise et pour réclamer de meilleures conditions de travail. La Sitarail, filiale du groupe Bolloré Logistics, œuvre en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso. Les convois de marchandises sont essentiels pour le Burkina, qui dépend de son ouverture ivoirienne pour une partie de son approvisionnement.

Les trains ne circulent plus au Burkina Faso depuis le 25 octobre. Les grévistes ont déposé un cahier de doléances qui comporte neuf points concernant à la fois le climat au sein de l'entreprise, la sécurité des trains, les salaires et les recrutements. Thomas Kiendrebeogo, secrétaire général du syndicat CGTB de la Sitarail, déplore l'absence de volonté de dialogue de la direction :

« Le préavis a été déposé le 5 octobre 2022 pour une grève qui entre en vigueur le 25. Donc, la direction a eu 20 jours pour ouvrir des négociations. Cela n'a pas été le cas. Et la tentative de conciliation a eu lieu le 24, la veille de la grève, à l'inspection du travail de Bobodioulasso. Les membres de la direction ont dit qu'ils n'étaient pas venu pour négocier. Cela n'a pas favorisé la conciliation, ce qui a fait que la grève est entrée en vigueur. »

Du côté de la direction, Antoinette Sorgho, secrétaire générale de la Sitarail, dénonce un mouvement illégal :

La direction n'évoque pas, pour l'instant, l'ouverture de négociations. Et la CGTB n'exclut pas de prolonger le mouvement au-delà du dimanche 30 octobre si rien ne bouge d'ici là.


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