Burkina Faso : la démocratie face au terrorisme

Par Boubacar Dandjinou, à Ouagadougou
·1 min de lecture
Les rues de Ouagadougou, de Bobo- Dioulasso et d'autres villes burkinabè sont aux couleurs de la campagne électorale malgré la forte préoccupation sécuritaire.
Les rues de Ouagadougou, de Bobo- Dioulasso et d'autres villes burkinabè sont aux couleurs de la campagne électorale malgré la forte préoccupation sécuritaire.

Le Burkina Faso a beaucoup à partager avec la Côte d'Ivoire : une frontière longue de près de 600 km, une voie de chemin de fer, le travail de la terre dans les plantations de cacao, de café et de cola, des millions de « binationaux », un sens de l'humour très aiguisé? Mais leurs élections présidentielles respectives à seulement trois semaines d'intervalle ont de grandes différences même si la chose est entendue ici comme à Abidjan : le sortant a de grandes chances de conserver son fauteuil, que ce soit par le coup « KO », ou après avoir résisté lors d'un second tour à une opposition rassemblée. La différence de taille : Roch Marc Christian Kaboré va achever son premier mandat et sa candidature ne pose aucun problème d'ordre constitutionnel. D'où peut-être cette impression de léthargie qui règne dans cette fin de campagne burkinabè.

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Fort impact de la question sécuritaire

Dans presque toutes les têtes du pays, en réalité, une seule préoccupation : celle du contexte sécuritaire, alors que quatorze militaires burkinabè sont encore tombés le 11 novembre, victimes d'une embuscade dans le Nord, à Tin-Akoff, l'une des attaques au plus lourd bilan pour les forces armées ces dernières années à l'origine d'une suspension temporaire de la campagne et du report des meetings. « C'est sous le gouvernement Roch que le feu terroriste s'est allumé, c'est donc à lui d'éteind [...] Lire la suite