Burkina Faso : la colère monte face aux attaques djihadistes

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Des manifestants brandissent des pancartes appelant à un sursaut des autorités, à Ouagadougou le 3 juillet 2021.
Des manifestants brandissent des pancartes appelant à un sursaut des autorités, à Ouagadougou le 3 juillet 2021.

Depuis l?attaque djihadiste commise dans la nuit du 4 au 5 juin contre le village de Solhan dans le Nord-Est et ayant fait de 132 à 160 morts, les manifestations de colère se multiplient dans le pays. Tout juste une semaine après ce massacre, le plus meurtrier au Burkina Faso depuis le début des violences djihadistes il y a six ans, plusieurs milliers de personnes avaient manifesté à Dori, le chef-lieu de la région du Sahel où se trouve Solhan, pour dénoncer « l?inaction » des autorités.

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Les Burkinabè manifestent leur colère

Ce Samedi 3 juillet, d?autres manifestations aussi importantes ont eu lieu dans plusieurs villes des régions du Nord et du Centre-Nord. « Des morts et des morts, on n?en veut plus ! », « Non à l?insécurité grandissante » ou encore « On veut cultiver nos champs en paix », pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les habitants en colère.

Une plainte déposée contre l?État pour non-assistance

Ces rassemblements s?organisent à l?appel de l?opposition et de la société civile, qui ont décidé de ne pas rester les bras croisés. Le Balai citoyen, qui a été à la pointe de l?insurrection populaire ayant abouti en 2014 à la chute du président Blaise Compaoré, n?a pas appelé à manifester, mais a déposé plainte contre le gouvernement pour « non-assistance à personnes en danger ». « La non-intervention du détachement militaire basé à Sebba (15 km de Solhan) et la durée de l?a [...] Lire la suite

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