Le Burkina Faso à nouveau endeuillé par une attaque qui a fait au moins 50 morts

© OLYMPIA DE MAISMONT / AFP

Au moins 50 civils sont morts ce week-end dans une attaque de jihadistes présumés contre le village de Seytenga, dans le nord du Burkina Faso , un des plus lourds bilans depuis la prise de pouvoir de la junte militaire en janvier. "L'armée a passé en revue l'ensemble des maisons et jusque là, 50 corps ont été retrouvés", a indiqué le porte-parole du gouvernement Lionel Bilgo, craignant un bilan "plus lourd". "Des parents sont revenus à Seytenga, et ont peut-être emporté des corps", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse lundi.

Une précédente attaque avait tué onze gendarmes

L'attaque a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, a précisé le porte-parole du gouvernement. Seytenga avait déjà été frappé jeudi par une attaque jihadiste qui avait tué onze gendarmes. L'armée burkinabè avait annoncé avoir tué une quarantaine de jihadistes à la suite de cette attaque. Les meurtres du weekend "sont des représailles aux actions de l'armée qui ont fait des saignées" au sein des groupes jihadistes, a estimé Lionel Bilgo. "L'armée est à l'oeuvre", a-t-il assuré.

Selon des organisations humanitaires dans le nord du pays, 3.000 personnes ont été recueillis dans des villes voisines depuis dimanche après avoir fui Seytenga.

>> LIRE AUSSIBurkina Faso : l'armée française a tué 40 djihadistes impliqués dans les attaques au Bénin

Une des attaques les plus meurtrières depuis fin janvier

Il s'agit de l'une des attaques jihadistes les plus meurtrières depuis la prise de pouvoir du l...


Lire la suite sur Europe1

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles