Burkina: la campagne pour la présidentielle débute dans un contexte sécuritaire tendu

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Samedi 31 octobre démarre la campagne en vue des élections présidentielle et législatives du 22 novembre prochain. 13 candidats dont le président sortant et une femme iront à la conquête des électeurs. Cette campagne se tient dans un contexte sécuritaire tendu. Le pays enregistre près d‘un million de personnes déplacées internes suite aux attaques attribuées à des jihadistes. Plusieurs parties de certaines régions sont dans l’insécurité, l’un des défis pour les candidats est d’aller à la rencontre de ces populations qui se sentent abandonnées.

Pour ce début de la campagne, plusieurs candidats ont décidé d’aller à la rencontre des populations vivant dans les zones en proie aux attaques des groupes armés. Par exemple, Kadré Désiré Ouédraogo, du mouvement Agir ensemble, commence par la ville de Kaya avant de progresser vers la région du Sahel.

Quant à Zéphirin Diabré, de l’Union pour le progrès et le changement, après Tenkodogo dans le Centre-Est, il évoluera vers la région de l’Est. C'est là que doit démarrer en principe la campagne pour l’équipe de l’ancien président Yacouba Isaac Zida.

« Ils n’ont pas d’autre choix que se rendre dans ces zones, s’ils entendent montrer aux électeurs que la lutte contre l’insécurité et le terrorisme fait partie de leur priorité », explique le politologue Abdoul Karim Saïdou, enseignant à l’université Thomas Sankara.

De son côté, le Conseil supérieur de la communication a prévu un calendrier de passage des différents candidats à la présidentielle et aux législatives la télévision et la radio publique. Il en est de même dans les colonnes du quotidien Sidwaya. Selon Abdoul Aziz Bamogo, vice-président du Conseil supérieur de la communication, la création de ces espaces répond à un souci de transparence et d’équité.